Histoire de la Ford Mustang

Dévoilée en primeur à l’international Auto Show de Détroit en 2003, la Ford Mustang V marque tout de suite les esprits. Les rares mauvaises langues disent que les designers n’ont plus d’idées, mais en restant sensé, on s’aperçoit que le concept a un avenir tout tracé. L’émulation autour du stand en est témoin, une tension particulière peut être ressenti, les photographes amateurs s’en donnent à cœur joie. Un divin mélange de classique et de modernité va créer le genre néo-rétro pour cette légende. C’est incontestablement la vraie star du salon, puis ultime muscle-car en activité (Feue la Camaro, Firebird), on veut encore rêver de sportive populaire.

Du prototype à la chaine de production en 2004, le pas est vite franchit et l’engouement reprend comme aux premiers jours. L’allure de la Mustang 350 GT des années 60 y est sans doute pour quelque chose, une nostalgie s’empare des clients à la vue de la large calandre ouverte et des deux feux ronds dans leur niche carrée. Le retour aux sources est accentué par le look fastback et les écopes latérales. L’effigie du mustang au galop trône toujours sur la grille. Pour renforcer l’agressivité, Ford rend massif ses boucliers, les passages de roues sont frappants et mettent en valeur les jantes 5 bâtons de 17 pouces.

Avec le design sauvage, on ne peut que s’attendre à une bestialité intérieure. De plate-forme Lincoln LS beaucoup plus rigide, la Mustang IV dispose effectivement d’une motorisation adéquate : si le V6 de 4L propose déjà 210 chevaux, le V8 modulaire de 4,6 L (3 soupapes par cylindre) quant à lui développe près de 300 ch. à 5750 tr/min avec un couple de 433 Nm. La symphonie que dégage ce moteur a été étudiée au plus haut point (recherche acoustique) pour le bonheur des oreilles. Performance et sonorité vont donc bon train et confirme l’attrait esthétique de cette nouvelle Mustang qui devient voiture de l’année.

L’habitacle est conforme à la tendance vintage de l’apparence de la nouvelle Mustang V : le tableau de bord est largement influencé par le contexte historique, reprenant courbes, indicateurs et même caractères des chiffres. Pour calquer l’original, les concepteurs ont-ils eu l’impudence de réduire l’espace arrière et son chemin pour y accéder ? La question est posée, mais le confort semble accessoire dans ce domaine. La finition n’est pas parfaite non plus, certains matériaux semblent de piètre qualité mais pour tirer le prix au plus bas, Ford semble faire des compromis. Pour à peine plus de 25000 $, le succès est au rendez-vous : plus de 160000 Mustang V sont écoulées en 2005.

En 2006, une option spéciale voit le jour : c’est le Pony Package. Elle englobe les pneumatiques plus larges, une amélioration de la suspension, une calandre adaptée aux nouveaux feux antibrouillard, une nouvelle forme de bouclier arrière, une peinture spéciale avec des rayures et un échappement en inox. La GT et la Shelby font le bonheur des fans, cette dernière du nom du préparateur développe pas moins de 500 chevaux à 6000tr/min. La Mustang, avec son suralimenté moteur de 5,4 L se dote du freinage en conséquence : étriers Brembo quatre pistons pour les disques avant. Elle fait ses preuves sur circuit même si la presse spécialisée n’adule pas la voiture. Une version Shelby en 2008 fait aussi parler d’elle avec ses 540 ch., il s’agit de la Mustang GT 500 KR pour King of the Road (Roi de la route).

Pour le cru 2008 et 2009, la Mustang V ressort la série Bullitt déjà produite en 2001; pour les 45 ans de la Mustang, une édition spéciale a cours également avec des fenêtres hublots très spécifiques. En fin d’année 2009, rendant hommage au père de la Mustang, une version Iacocca en 45 exemplaires seulement s’arrache à prix d’or (actuellement les enchères avoisinnent les 400000 $). Au niveau des courses automobiles, la Mustang remportent ces deux saisons (2008-2009) pilote, équipe et constructeur.

A partir de 2010, le look évolue quelque peu notamment par l’emblème de la marque; restylisé, il entre adéquation avec l’aérodynamisme amélioré. Les feux avant changent de style, ils englobent les clignotants, ceux de brouillard s’affinent et à l’arrière ils se divisent en trois lentilles LED. Pour l’habitacle, les finitions sont mieux peaufinées, le système Ford Sync ajoute en fonctionnalités et une caméra de recul aide grandement. La motorisation GT connait un changement de version pour son V8 de 4,6 L, il franchit la barre des 315 chevaux.

Le développement d’un nouveau moteur prend naissance en 2011: le Duratec 3,7 L. Il produit 305 chevaux à 6500 tr/min. Pour la GT, un nouveau 5L, le Coyote, atteint les 412 chevaux à 6500 tr/min. Le Boss 302 arrive en 2012, 444 chevaux galopent librement ! La Shelby va même jusque 550 chevaux. La transmission passe à 6 rapports. L’évolution des moteurs continue en 2013-2014, le 5L passe à 420 ch., le nouveau Shelby 5,8 L développe 662 ch. : ce n’est pas rappeler la course à la superpuissance des années 60.

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